Depuis plusieurs années, l’UNSA se bat pour que le gouvernement agisse concrètement sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Nos agents subissent de plein fouet une inflation persistante qui, depuis plus d’une décennie, dégrade structurellement leurs conditions de vie.
Malgré cette situation préoccupante, le ministre de la Fonction publique a récemment confirmé qu’aucune revalorisation salariale globale ni mesure catégorielle ne verrait le jour cette année, invoquant les contraintes budgétaires actuelles.
Pourtant, la réalité du terrain est implacable : la nouvelle flambée des prix de l’énergie et des carburants frappe lourdement les agents dans leurs déplacements quotidiens.
Les exigences de l’UNSA Fonction Publique :
Il y a urgence à ce que le gouvernement agisse pour que les agents n’aient pas à supporter cette charge supplémentaire dans le cadre de leur travail. Par la mise en place de dispositifs ciblés tant que les prix de l’énergie restent élevés. Mais également par l’ouverture d’un chantier carrière et rémunérations, pour que 2026 ne soit pas une année blanche.
Au MAASA : l’UNSA interpelle la ministre
Face à l’urgence, l’UNSA a écrit à la ministre pour exiger des leviers immédiats :
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Le déclenchement du « télétravail pour circonstances exceptionnelles » : cette modalité doit être ouverte à tous et le nombre de jours autorisé doit être étendu pour ceux qui en bénéficient déjà. L’objectif est simple : réduire drastiquement la fréquence et le coût des trajets domicile-travail.
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Un renforcement de l’action sociale : nous demandons l’activation des dispositifs de secours particulièrement pour les personnels les exposés.
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Une vigilance accrue pour les plus fragiles : l’UNSA alerte sur la précarité insoutenable des personnels à temps incomplet, pour qui la moindre hausse des charges est insoutenable financièrement.
En conclusion, l’UNSA rappelle que dans l’enseignement, la majorité des personnels n’a pas accès au télétravail. Si cette réalité rend les mesures nationales indispensables, elle ne doit pas empêcher le ministère de déployer, dès maintenant, des actions d’urgence pour ses agents les moins rémunérés.









