La proposition de loi, portée par une large partie du Sénat, a été amendée afin de supprimer les articles qui visaient enfin à initier la création d’un corps des AESH Le texte initial s’en est ainsi trouvé vidé de sa substance.
Les sénateur·rices opposé·es à cette mesure considèrent que les AESH — dont la plupart sont sous contrat de 24 heures d’accompagnement — ne travaillent pas à temps plein. Le ministre de l’Éducation nationale (la ministre de l’Agriculture ayant brillé par son absence) a affirmé que la création d’un statut de fonctionnaire poserait trop de difficultés : la définition d’un temps plein hebdomadaire (« les temps incomplets des AESH sont liés à la nature même de l’accompagnement »), la variabilité annuelle des besoins dans les établissements, la mise en place d’un système de mutation, etc. Il a également avancé un coût de 4,3 milliards d’euros pour justifier ce refus.
En l’absence d’une réflexion effective amenant à des solutions concrètes, et en renonçant face à de prétendues difficultés de mise en œuvre, les AESH resteront donc cantonné·es à un statut précaire et incertain, avec un avenir professionnel soumis aux décisions annuelles d’accompagnement.









