Concours : un signal encore trop faible
Pour 2026, l’ouverture du concours TFR labo avec 12 postes (10 externes, 2 internes), déjà fléchés par établissement est une mesure que nous accueillons positivement même si elle reste en deçà des attentes en matière de titularisation des agents actuellement en poste, alors même qu’ils remplissent les conditions d’ancienneté et souhaiteraient sécuriser leur parcours professionnel.
L’absence de perspectives à court terme pour les SA et adjoints administratifs, du fait du caractère interministériel de l’organisation des concours, ne fait qu’accentuer la dépendance aux contractuels et aux recrutements « au fil de l’eau ».
Formation : des chantiers ouverts, mais une offre à stabiliser
Le SEA‑UNSA prend acte du lancement de modules de découverte pour l’ensemble des personnels ATLS, de la refonte annoncée de la formation d’adaptation à la prise de poste des secrétaires généraux et de la montée en puissance de parcours professionnalisants, notamment pour les TFR labo. Les premiers retours de terrain montrent cependant des formations perfectibles (contenus, sécurité, organisation) et une diffusion inégale de l’information, avec des agents qui apprennent trop tard l’existence des stages ou renoncent face au poids du distanciel sur Mentor, impossible à suivre sereinement dans des bureaux constamment sollicités.
- Le SEA‑UNSA continue de demander une stratégie claire de formation initiale et continue des ATLS, articulant modules nationaux, appuis régionaux et reconnaissance effective du temps de formation dans l’organisation du travail.
Filière formation‑recherche : une colère qui monte
Nous rappelons, que depuis 2012, les engagements sur l’ouverture de perspectives en catégorie A pour les TFR de l’enseignement technique n’ont pas été tenus, et la « colère des PFR » n’est pas un slogan mais le reflet d’une impasse professionnelle pour de nombreux collègues. Le corps des assistants ingénieurs se réduit mécaniquement (peu de promotions TFR vers AI sorties régulières vers IE , ce qui bloque les promotions et laisse des TFR de l’enseignement technique exercant, de fait, des missions équivalentes à celles d’AI, voire d’IE dans le supérieur, sans reconnaissance statutaire ni indemnitaire. L’ouverture des Bachelors Agro, qui reposera lourdement sur les équipes de labo, d’informatique, de documentation et de vie-scolaire (préparation de TP, ingénierie pédagogique, gestion des systèmes d’information), rend encore plus urgente une politique de repyramidage spécifique pour la filière formation‑recherche dans l’enseignement agricole.
Personnels infirmiers scolaires : des missions entravées faute d’outil adapté
Les collègues se retrouvent empêchées d’assurer pleinement leurs missions par absence de solution logicielle sécurisée et partagée pour le suivi infirmier. La DGER rappelle qu’elle ne conventionne pas avec « Pronote » et renvoie chaque établissement vers l’éditeur pour récupérer des sauvegardes, tandis qu’est seulement « à l’étude » l’utilisation du logiciel de l’Éducation nationale (IARR), sans clarification ni sur la doctrine professionnelle, ni sur les règles de saisie et de conservation des données.
Dans les faits, la « norme » reste le cahier papier et le coffre‑fort, sans cadre national de traçabilité ni garanties homogènes en matière de secret médical et de protection des données, ce qui place les infirmiers, infirmières dans une insécurité professionnelle majeure.
- Le SEA‑UNSA demande à nouveau une réponse rapide : un outil unique, sécurisé, financé par l’État, accompagné d’une nouvelle note de service co‑construite avec la profession, définissant clairement les pratiques attendues.
Et maintenant ?
Après avoir rappelé ses revendications lors de la bilatérale de rentrée avec le DGER, avec la cheffe du SRH et à de nombreuses reprises auprès de la Secrétaire Générale, le SEA‑UNSA poursuivra ses interventions en GT, en CSAEA et en CSAM pour obtenir :
- Des concours réellement à la hauteur des besoins, intégrant les collègues contractuels en CDI ;
- Une politique de formation lisible, accessible et reconnue pour tous les ATLS ;
- Un plan de repyramidage ambitieux pour la filière formation‑recherche, à la hauteur des enjeux scientifiques et pédagogiques confiés aux établissements ;
- Une sécurisation urgente des conditions d’exercice des personnels infirmiers scolaires par un outil métier adapté et une doctrine claire.
- Un travail urgent sur les référentiels métiers, la non décentralisation des SG ( sujets encore abordés en bilatérale avec le DGER le 11 fevrier)
L’enseignement agricole public ne peut tenir ses missions sans des personnels ATLS reconnus, formés et protégés







