Dans sa déclaration liminaire (lire en fin de communiqué), le SEA-UNSA a dénoncé le projet de budget qui ne permettra pas d’aller vers une croissance du nombre d’apprenants dans les établissements publics, alors que le privé bénéficie (une fois encore) d’un effort en matière de finances publiques
- La DGER a répondu que les moyens dépendent de la Loi de finances. L’augmentation des moyens et le souhait était plus d’AED, et 40 ETP « au conditionnel » : 25 enseignants dont 14 dans le public.
Le SEA-UNSA a déploré le vote du sénat contre la création d’un corps d’AESH, pourtant indispensable à la politique d’inclusion dans nos EPLEFPA (lire notre communiqué )
- Au delà du sujet sur le statut des AESH la DGER a informé le Cnea de la mise en place de 2 journées techniques sur l’inclusion. Ce moment fera suite à un travail d’enquête auprès des collègues début mars, puis 100-120 personnes seront convoquées à ces journées. La DGER souhaite mobiliser un panel d’acteurs sur ce sujet.
Enfin, le SEA-UNSA s’est vivement inquiété de l’attractivité des formations et du recrutement d’apprenants, la crise agricole actuelle n’ouvrant pas une vision de métiers d’avenir pour les jeunes et leurs familles.
Pour conclure son propos, le SEA-UNSA a posé la question des transitions environnementales dans nos formations, les attaques permanentes dont elles font l’objet ne permettront pas de répondre aux attentes sociétales et à l’avenir de l’agriculture.
- Pour la DGER, le nouvel axe d’EPA3 permettra de faire acquérir de nouvelles compétences dans ce domaine.
1- Modifications apportées au Bac Techno STAV
En miroir aux modifications des bac généraux et technologiques de l’EN, les mêmes dispositions s’appliqueront pour le bac Techno STAV.
Ces changements porteront sur la capacité C2 « langues et cultures étrangères» et la C5 «culture humaniste et citoyenneté »
A noter que la partie enseignement général est sous l’autorité du ministère de l’EN donc s’impose à nous, la mise en œuvre sera toutefois coloré « agriculture » en mobilisant la pluri.
Le SEA-UNSA a voté favorablement.
2- BTSA ACD (agronomie et cultures durables)
L’inspection de l’enseignement agricole souhaite que la discipline « Mathématiques » soit
associée au module de formation M4 « Conduite de productions au sein d’un système de
culture », qui nécessite d’utiliser des outils mathématiques pour la mise en place des tests
statistiques. Cela se fera sans ajout d’heures de cours.
Cette proposition va dans le bon sens en terme d’acquisition de compétences par les étudiants, le SEA-UNSA a voté favorablement.
3- Accréditation des Bachelors – rentrée 2026
La commission d’évaluation des dossiers d’accréditation des Bachelors en a retenu 25 sur 37 pour la rentrée 2026, ils sont mis aux votes en séance Cnea – Cneseraav.
Rappel : c’est la modalité en 1 an du diplôme qui ouvrira en septembre
La répartition entre les 6 mentions est la suivante :
- Alimentation et agroalimentaire durables : 2
- Élevage et transition : 2
- Entreprendre, accompagner et manager en agriculture : 4
- Génie agronomique et transitions : 14
- Sciences et techniques de l’agronomie pour la formation : 1
- Systèmes robotiques et numériques pour l’agriculture : 2
Il est à noter que 16 dossiers sont portés par des consortiums publics, 3 privés, et 6 par des regroupements mixtes public / privé
La répartition géographique est inégale : les régions AuRA et Nouvelle Aquitaine ont 5 dossiers chacune.
Après échanges et questionnements avec la DGER, l’ensemble des dossiers d’accréditations a eu un avis favorable du Cnea – Cneseraav.
Le SEA-UNSA a voté favorablement les projets 100 % publics. Reste maintenant à voir comment ces classes vont effectivement fonctionner à la rentrée prochaine. Nous avons plusieurs interrogations sérieuses, notamment :
- Le mode de financement, surtout dans un contexte de classes potentiellement mixées scolaire / apprentis ;
- La prise en compte des heures d’enseignement dans les fiches de service des enseignants : il y a un chantier « obligation réglementaire de service » qui reste à mener pour clarifier, entre autres, la question de la pondération. À ce stade, la DGER envisage une pondération semblable à celle des BTS (coef 1,25). Ce travail doit s’ouvrir ces prochains mois.









